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Le blog de Robin Guilloux

Ce blog a pour ambition de faire connaître et apprécier la région Centre et en particulier la ville de Bourges. Je souhaite y faire partager mes goûts pour la poésie, la littérature, la peinture, le cinéma... J'y aborde également des questions qui me tiennent à cœur, souvent liées à l'actualité, en particulier le système scolaire (je suis enseignant), mais aussi la politique au sens large du terme et les problèmes de société.

Théophax, Mgr Bagnard s'en va, la fin d'un règne sans partage

Publié le 23 Juillet 2012 par Robin Guilloux

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Théophax, Mgr. Bagnard s'en va... La fin d'un règne sans partage, Editions GOLIAS

 

Monseigneur Bagnard devrait, à 75 ans, quitter bientôt le diocèse de Belley-Ars après vingt cinq annés d'une présence écrasante. A son arrivée, en 1987, il avait annoncé sa volonté de restaurer le sacerdoce catholique et de remettre de l'ordre dans un diocèse qu'il jugeait trop ouvert à la modernité. Son départ appelle des questions : à quoi ressemble aujourd'hui un diocèse, après vingt-cinq ans d'un épiscopat au pouvoir sans partage et sans humanité ? Pourquoi autant de chrétiens se retrouvent-ils dans un affrontement presque constant avec leur évêque ?

 

La première partie du livre tente une analyse, la deuxième partie est résolument tournée vers l'avenir. Comment reconstruire avec le nouvel évêque tout ce qui a été cassé ?... Ce livre se veut un appel à une Nouvelle Pentecôte.

 

 

Un commentaire du Progrès de Lyon :

 

Religion. « Mgr Bagnard s’en va… » : le réquisitoire de la revue Golias

 

Belley-Ars. À l’occasion du départ de l’évêque, la revue des chrétiens d’ouverture publie un « best of » de l’anti-Bagnard. Rien de neuf. Mais le brûlot a le mérite de poser le débat en cette période charnière.

Ils n’allaient pas se quitter comme ça après avoir passé un quart de siècle à s’affronter. À l’occasion du départ annoncé de son meilleur ennemi, Golias, revue des chrétiens d’ouverture, publie un court ouvrage (60 pages) intitulé « Mgr Bagnard s’en va… La fin d’un règne sans partage ».

Un brûlot signé, collectivement, Théophax, « de Théo-phile (j’aime Dieu, en Grec), en résonance avec Audax, le premier évêque du diocèse de Belley qui fête ses 1 600 ans cette année ». « Signé Furax » aurait pu également convenir…


« Ego sacré », « agressivité théologique », « présence écrasante »… Théophax livre un véritable « best-of » de l’anti-Bagnard. Il retrace « le fabuleux destin » de l’intéressé. Comment un diocèse a dû se soumettre, ou se démettre, face au diktat épiscopal. Comment la création du séminaire d’Ars a permis de prêcher la bonne parole, le retour pur et dur à la tradition en réaction à une Église « conciliaire », plus en phase avec la société.


Dans une seconde partie, Golias fait mine d’adresser ses recommandations au futur évêque. Un prétexte pour lister plusieurs affaires retentissantes : la reprise en main de l’Hospitalité diocésaine, la suspension du Mouvement eucharistique des jeunes de Montrevel, le harcèlement des prêtres ou laïcs sortis des clous, les familles de défunt priées de remettre leurs hommages à la sortie de l’église… Sans oublier « le dernier gâchis » : la dissolution du conseil paroissial Saint-Pierre-Chanel de Bourg.


Théophax fournit aussi un florilège (fioretti) de Monseigneur, genre : « Je veux des prêtres, même bêtes », ou le célèbre « persécuté, je suis persécuté. Et je les connais ! » Plus, le message de l’association des « Chrétiens de l’Ain en recherche » (CAR) au prochain évêque. « La conclusion de ce livre sera écrite par les nombreux chrétiens de l’Ain qui aspirent à une nouvelle Pentecôte. »

 

Conclusion ? Rien de neuf dans ce réquisitoire qui conforte les adversaires de Mgr Bagnard et irrite ses partisans. Son mérite est de compiler les doléances et de poser le débat à la veille du départ de l’évêque.

 

 

 


 

 

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